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Syndrome Respiratoire aigu sévère
- SRAS
Définitions de cas pour la
surveillance du SRAS
Objectif
Décrire les données épidémiologiques de SRAS et surveiller l’ampleur et la
propagation de cette maladie afin de conseiller les responsables des activités
de prévention et de lutte.
Définition des cas (révisée le
1er avril 2003)
Nos
connaissances du SRAS évoluent rapidement et il en va de même de
l’épidémiologie de cette maladie dans le monde entier; la définition des cas
est donc difficile. L’OMS révisera donc la définition des cas de SRAS à mesure
qu’elle disposera de nouvelles informations. La
description clinique préliminaire du syndrome
respiratoire aigu sévère présente les
caractéristiques du tableau clinique connu du SRAS. Les pays pourront être
appelés à adapter la définition des cas selon la situation locale. Ils ne sont
pas tenus de procéder à une surveillance rétrospective.
Il est important de
signaler aux cliniciens qu'il ne faut pas minorer la classification des
malades dans l'attente des résultats de laboratoire ou au vu de résultats
négatifs . Voir
Recours aux méthodes de laboratoire pour le diagnostic du SRAS
Cas présumé
1. A compter du 1er novembre 2002,1 toute personne présentant les
signes suivants :
- poussée fébrile (>38 °C)
ET
- toux ou gêne respiratoire
ET un ou plusieurs des éléments suivants au cours des 10 jours précédant
l’apparition des symptômes:
- notion de contact rapproché 2 avec un cas
présumé ou probable de SRAS;
- anamnèse de voyage dans une
une
zone où l'on a récemment signalé une transmission locale du SRAS
- anamnèse de résidence dans une
une
zone où l'on a récemment signalé une transmission locale du SRAS
2. A compter du 1er
novembre 2002,1 en l’absence d’autopsie, toute personne atteinte
d’une affection respiratoire aiguë inexpliquée ayant entraîné la mort.
ET un ou plusieurs des éléments suivants au cours des 10 jours précédant
l’apparition des symptômes:
- notion de contact rapproché,2 avec un cas
présumé ou probable de SRAS;
- anamnèse de voyage dans une
une
zone où l'on a récemment signalé une transmission locale du SRAS
- anamnèse de résidence dans
une
zone où l'on a récemment signalé une transmission locale du SRAS
Cas probable
1. Cas présumé qui présente à la radiographie thoracique des infiltrations
compatibles avec une pneumonie ou un syndrome de détresse respiratoire.
2. Cas présumé chez qui un ou plusieurs tests ont mis en évidence la présence
du coronavirus SRAS.Voir
Recours aux méthodes de laboratoire pour le diagnostic du SRAS
3. Cas présumé qui, à l’autopsie, présente des caractéristiques compatibles
avec un syndrome de détresse respiratoire sans cause identifiable.
Critères d’exclusion
Le diagnostic sera exclu si un autre diagnostic permet d’expliquer entièrement
la maladie.
Reclassification des cas
Le SRAS étant actuellement un
diagnostic différentiel porté par exclusion, la classification d’un cas
déclaré peut évoluer. La prise en charge clinique d’un malade doit toujours
être appropriée, quelle que soit la classification du cas.
- Un cas initialement classé comme présumé ou probable dont la maladie peut
être entièrement expliquée par un autre diagnostic sera exclu.
- Un cas présumé qui, après investigations, répond à la définition du cas
probable sera reclassé comme «probable».
- Un cas présumé ayant un cliché thoracique normal sera soigné de la manière
jugée appropriée et placé en observation pendant 7 jours. Une nouvelle
radiographie thoracique est nécessaire quand le rétablissement n’est pas
satisfaisant.
- Quand le rétablissement est satisfaisant mais que la maladie ne peut être
entièrement expliquée par un autre diagnostic, les cas resteront classés comme
«présumés».
- En l’absence d’autopsie, un cas présumé qui décède restera classé comme «présumé».
Cependant, si un cas est reconnu comme un maillon de la chaîne de transmission
SRAS, le cas sera reclassé comme «probable».
- Après autopsie, en l’absence de signes anatomo-pathologiques de syndrome de
détresse respiratoire, le cas sera «exclu».
1 La période de
surveillance commence le 1er novembre 2002 pour inclure les cas de pneumonie
atypique maintenant reconnus comme des cas de SRAS survenus en Chine. La
transmission internationale du SRAS a été signalée pour la première fois en
mars 2003 concernant des cas dont les symptômes étaient apparus en février
2003.
2 Contact
rapproché: le fait d’avoir donné des soins à un cas présumé ou probable de
SRAS, cohabité avec cette personne ou eu des contacts directs avec ses
sécrétions respiratoires ou ses liquides biologiques.
Procédures de notification
- Tous les cas probables
de SRAS devront être pris en charge de la même façon en ce qui concerne la
lutte contre l'infection et la limitation de la flambée. Voir
Prise en charge des cas de Syndrome respiratoire aigu sévère—(SRAS)
- A l'heure actuelle, l'OMS
continue les activités de surveillance en ce qui concerne les cas cliniquement
évidents, à savoir les cas de SRAS présumés ou probables. Dans le cadre
d'enqutes épidémiologiques dont on espère qu'elles mèneront à une meilleure
compréhension des mécanismes de transmission du SRAS, on procède actuellement
à des investigations sur des contacts en bonne santé de cas de SRAS présumés
ou probables et à des enquêtes sérologiques à assise communautaire. Pour
l'instant, les personnes qui présenteront un test positif au coronavirus du
SRAS lors de ces investigations ne devront pas être signalées à l'OMS comme
cas de SRAS.
- Là où les examens de
laboratoires ne sont pas entrepris ou ne sont pas disponibles, on continuera à
signaler les cas de SRAS probables selon les normes établies.
- On ne reclassera comme cas
probables les cas présumés qui présenteront des résultats positifs que si
les laboratoires examinateurs ont recours à des procédures adéquates de
contrôle de la qualité.
- En ce qui concerne la
surveillance au niveau mondial, on n'établira pas de distinction entre cas
suspects avec résultat de laboratoire positif et cas probables (avec ou sans
résultat positif pour les examens de laboratoire). En accord avec des
partenaires choisis, l'OMS établira des accords de surveillance sentinelle
afin de récolter des données épidémiologiques, cliniques et de laboratoire sur
le SRAS.
- Pour l'instant, les cas qui
correspondent à la définition de cas à visée de surveillance reprise
antérieurement mais présentent des tests de laboratoire négatifs ne devront
pas être considérés comme «exclus».
Raisons de conserver les
définitions de cas actuellement en vigueur pour la surveillance du SRAS
Il n'existe à l'heure actuelle pour l'infection au coronoavirus du SRAS pas de
test validé qui soit disponible à large échelle et de façon constante. C'est
pour cette raison que les définitions de cas restent fondées sur les données
cliniques et épidémiologiques. Il peut s'écouler trois semaines ou même plus à
partir de l'apparition des symptômes avant que les tests d'identification des
anticorps ne deviennent positifs, et nous ne savons pas encore si toutes les
personnes malades présenteront une réponse au niveau des anticorps. Il faudra
procéder à des analyses moléculaires avec des réactifs et des témoins
appropriés dans des conditions contrôlées avec précision — dans les premiers
stades de la maladie, ces analyses pourront ne pas s'avérer positives si l'on
a recours aux réactifs généralement disponibles. Il ne nous est pas encore
possible de préciser le type de prélèvement à utiliser de préférence aux
divers stades de la maladie ; cette information devient plus accessible au fur
et à mesure que l'on applique un nombre croissant de tests à des malades dont
le type d'exposition est connu et/ou chez qui l'on dispose de données
cliniques et épidémiologiques de bonne qualité. Nous espérons qu'à l'avenir
une ou plusieurs méthodes de dosage validées à visée diagnostique deviendront
disponibles et pourront être appliquées de confiance à un stade précoce et
défini de la maladie.
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